Fatima - Apparition du 13 octobre

Publié le par seigneurjesusetcoeurimmacule

SAMEDI 13 OCTOBRE 1917 

« Je suis Notre-Dame du Rosaire »

 

Jacinta_13-octobre-1917-Fatima.jpg

Un chauffeur prit Jacinthe dans ses bras.

 

« Le 13 octobre, raconte le père de Jacinthe et François, après beaucoup d'efforts, et après avoir été arrêtés souvent en chemin, nous parvînmes enfin à la Cova da Iria.

 

« La foule était si serrée qu'on ne pouvait la traverser. Alors, un chauffeur prit dans ses bras ma Jacinthe et, à force de bourrades, s'ouvrit un passage jusqu'aux poteaux où pendaient les lanternes, en criant :

 

– Laissez passer les petits qui ont vu Notre-Dame !

 

« Je me mis à leur suite. Jacinthe, en me voyant au milieu de tant de gens, se mit à crier, effrayée :

 

– N'étouffez pas mon Papa ! N'étouffez pas mon Papa !

 

« L'homme qui portait Jacinthe la mit enfin à terre, près du chêne-vert. Mais là aussi, la foule était dense, et la petite pleurait. Alors Lucie et François la mirent entre eux.

 

« Mon Olimpia était par là, d'un autre côté, je ne sais où. Mais ma commère Maria Rosa réussit à se mettre tout près de nous. Poussé par la foule, je me trouvai un peu écarté à un certain moment, et je remarquai un homme de mauvaise mine, qui appuya un bâton sur mon épaule. Je pensai en moi-même :

 

– Cela pourrait être le commencement du désordre !

 

« La foule faisait des remous, d'un côté et de l'autre. Mais au moment de l'Apparition, tout le monde se tut et resta tranquille. »

 

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seigneurjesusetcoeurimmacule 21/04/2012 10:47


Et bien en quelques sortes, je suis plutôt satisfaite d'apprendre que les avis ne sont pas arrêtés sur le sujet. Je pense qu'il nous reste, en attendant d'hypothétiques "preuves", notre sensus
fidei ^^. C'est pourquoi je pense, que notre Seigneur S'est livré aux Saints et aux mystiques comme Saint Bernand, Ste Catherine de Sienne et d'autres. Personnellement - mais cela n'engage que
moi - je ne crois pas à la thèse du patibulum, quand bien même serait elle tout à fait plausible. 


Oui mon ami en effet, je m'intéresse de plus en plus à la question du Saint Suaire, j'essaierai de contacter le frère Bruno. Belle journée à vous et Saint Dimanche +

Catholique & Français 21/04/2012 10:34


Je suis désolé car je suis trop peu savant pour vous répondre. En tout cas, à propos de la Croix, il me semble que la question reste aujourd'hui très ouverte : "patibulum" (effectivement, je
crois que c'est la position de B. Bonnet-Eymard)  ou "Croix entière" ? Je crois savoir que les spécialistes sérieux n'ont que des opinions ou des convictions personnelles à ce
sujet, aucun n'ayant la prétention de les imposer, en l'absence de preuve décisive. Mais c'est l'avis personnel d'un ignorant et je peux me tromper. Si ce sujet vous intéresse vraiment, en
l'absence de réponse mail, vous pouvez poser votre question par écrit et envoi postal...

seigneurjesusetcoeurimmacule 21/04/2012 09:32


Merci cher ami pour ces extraits qui transpire cet amour passionné du Seigneur qu'avait l'abbé de Nantes. Ce site est d'une grande qualité et propose des dossiers béton, rigoureusement fondés et
théologiquement irréprochables. Celui concernant le Saint Suaire cependant, m'a donné à réfléchir hier soir, par exemple sur le Portement de la Croix. Il est écrit que le Seigneur n'a pas porté
la Croix tout entière, mais seulement la partie horizontale, le patibulum. J'ai pour ma part quelques objections que j'aurais bien soumises au frère Bruno, mais que je ne connais pas... Par
exemple, les condamnés portaient le patibulum sur leurs épaules (homoplates), après que ce dernier ait été fixé aux bras à l'aide d'un cordage. Deux questions :


 


- sur un trajet dont nous savons qu'il fut ponctué de plusieurs chutes, avec le poids du bois, les cordages auraient eux aussi dû laisser des traces me semble t-il... Par ailleurs, les
circonstances de l'arrestation du Seigneur furent précipitées, en pleine nuit, il était encore trop tôt pour laisser présager de l'issue du procès. En effet, ni Pilate ni Hérode n'étaient au
courant de rien et tous deux refusèrent t de faire condamner à mort Jésus. Les deux larrons eux, étaient attendus, pas Jésus.


- D'autre part, nous savons par les Saintes Ecritures, que Simon de Sirène a aidé le Seigneur a porter sa Croix. Comment aurait-il procédé ? Le patibulum aurait il été défixé des saintes épaules
pour l'être sur celles du Simon ? Les Ecritures n'en parlent pas... Comment porte t-on à deux un patibulum fixé avec un cordage sur un condamné ? Voyez-vous Jésus portant un morceau, et Simon un
autre, chacun aux extrémités etc. ? Non, pour moi cela paraît tiré par les cheveux.


En revanche, je pense que conformément aux visions de certains mystiques, la Croix de notre Seigneur était entière car le bois portant ne pouvait l'attendre sur le Golgota attendu que la
crucifixion du Seigneur n'était pas prévue. C'est pourquoi j'ai plutôt tendance à croire que Jésus pourrait bien l'avoir portée entière,  d'abord sur l'épaule droite, le bois vertical
 venant frotter douloureusement sur l'omoplate. Une bonne partie du chemin de Croix a dû être effectuée ainsi, peut être un peu plus de la moitié. Puis Simon de Sirène aide le Seigneur à
porter la Croix. Mettons-nous "en situation" si je puis dire... Admettons que Simon soit comme Jésus droitier ou gaucher, il se chargera du côté de la Croix correspondant, Jésus lui prendra donc
l'autre côté, d'où les traces de frottement sur l'autre omoplate. Suite à la terrible flagellation, les tissus, la peau, la chair sont arrachés sans effort, on ne verra guère de différence entre
les blessures sur les deux omoplates...


 


- Enfin, ce qui pour moi confirme la validité de mon hypothèse, est cette révélation faite par Jésus à Saint Bernard, d'une  "plaie inconnue de l'Épaule de Jésus-Christ", ouverte par le
poids de la Croix. Jésus lui dit :


     «J'eus, en portant la Croix, une plaie profonde de trois doigts et trois os découverts sur l'épaule.(laquelle ?) Cette plaie qui
n'est pas connue des hommes m'a occasionné plus de peine et de douleur que toutes les autres. Mais révèle-la aux fidèles chrétiens et sache que quelque grâce qui me sera demandée en vertu de
cette Plaie, leur sera accordée. Et à tous ceux qui, par amour pour elle, m'honoreront chaque jour par trois Pater, Ave et Gloria, je pardonnerai les péchés véniels et je ne me souviendrai plus
des mortels; ils ne mourront pas de mort imprévue, à l'heure de leur mort ils seront visités par la bienheureuse Vierge et ils obtiendront encore la grâce et la miséricorde.» Cette prière et
cette dévotion ont été acceptées par le Pape Eugène III.


 


Pour moi, Jésus a bien porté la Croix "entière", qui l'a cruellement blessé aux deux omoplates, mais plus cruellement encore sur l'épaule qui l'a soutenue seule et a
découvert à cette occasion cette plaie profonde révélée à Saint Bernard... +

Catholique & Français 20/04/2012 16:51


- suite : "46 Il conclut : « C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour,


47 et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.


48 C'est vous qui en êtes les témoins.


Témoins de Jésus ressuscité nous sommes aussi témoins de la réalité du Ciel. Alors le Ciel ? c'est comme la terre. Depuis 2000 ans, les chrétiens ont vécu dans cette pensée que le Ciel est un
lieu comme la terre où l'on va après la mort. Au jour de la résurrection, nos corps ressusciteront et ils iront là-bas. Dans ce lieu où Jésus demeure avec son âme et son corps, en compagnie de la
Sainte Vierge, elle-même en son corps et son âme. Le Ciel est donc aussi réel que la terre, et si l’on a mené une bonne vie chrétienne sur terre et que le jugement de Dieu nous a été favorable,
on se retrouvera tous dans la gloire du Ciel, et l’on continuera à converser, à s'aimer, mais avec une perfection, une incandescence prodigieuses. Mais si notre malice et perversité nous ont
mérité, l’enfer, eh bien on se retrouvera aussi tous, plus méchants les uns que les autres, en enfer, dans ce lieu qui est aussi réel que le Ciel.


L’enfer, on hésite à y croire tellement c'est terrible, et on commence à trembler, c’est ce qu’il faut, car la crainte est le commencement de la Sagesse. La Sainte Vierge a montré l'enfer aux
enfants de Fatima avec tous ces gens qui sont dans le feu avec le diable et ses démons. C'est effrayant ! Mais c’est la vérité qui doit nous exciter à une plus grande charité vis-à-vis de
nous-mêmes et du prochain.


Le Ciel, on hésite à y croire tellement c'est beau. C'est la vie dans la vérité, la beauté, la bonté suprêmes. Cela m'émeut de penser qu'on va voir Jésus ! Mourir, dit Saint Paul, c'est un gain ;
c'est un plaisir, dit le Curé d'Ars. On va voir la Sainte Vierge, si belle, si bonne. Telle est notre religion, c’est un feu qui doit embraser et convertir le monde. (cf. Lc 12, 49)


Nous nous réjouissons dans ce dimanche après Pâques parce qu'un jour, nous passerons de la terre au Ciel et nous verrons Jésus. Nous verrons qu'il a de la chair et des os, qu'il a un cœur qui
bat, qu'il est vivant, qu'on peut l'aimer comme un être vivant, c'est magnifique ! Tâchons d'aller au Ciel !" Abbé Georges de Nantes
Extraits des sermons du 10 avril 1994 et du 18 avril 1995

Catholique & Français 20/04/2012 16:48


"L'Église est très soucieuse, dans ces premiers jours après Pâques, de nous donner les preuves de la réalité même de la Résurrection. En cela elle se montre bien
fidèle au Christ son divin époux. Celui-ci ne nous demande pas de croire à l’aveugle, et avant de solliciter notre foi, il va vouloir absolument imposer à tous la réalité historique de cet
évènement sans précédent : Jésus de Nazareth, celui qui se disait fils de Dieu, est vraiment ressuscité ! Ce que le Christ veut donc en ces jours de Pâques, c’est fortifier la foi de ses témoins…


J'ai entendu toute ma vie des gens dire que Jésus n'était apparu qu'à des gens qui avaient déjà la foi, et donc prêts à tout croire, même l’inimaginable. Ce n'est pas vrai du tout.


Les pauvres apôtres, c’est leur faire trop d’honneur que de leur supposer la moindre lumière de foi ; ils ont été les premiers à le reconnaître tenant à ce que leur incrédulité, leur lâcheté nous
servent de leçon… Ils ont fui quand Jésus a été arrêté ; ils se sont cachés durant tout le temps de la Passion, sauf saint Jean, la Sainte Vierge, sainte Marie-Madeleine et quelques saintes
femmes que l’on retrouvera debout au pied de la Croix. Certes, Jésus avait dit qu'il serait arrêté, flagellé, mis à mort et trois jours après qu’il ressusciterait, mais une seule personne l'a cru
: la Vierge Marie. Tous les autres ont perdu la foi, y compris Marie-Madeleine, saint Jean même, peut-être.


Lorsqu’au matin de Pâques, les saintes femmes rejoignent les apôtres et leur annoncent qu’elles ont vu Jésus ressuscité, ils ne voudront pas y croire : radotage de femmes… Même après l’apparition
du Christ à Simon et aux disciples d’Emmaüs, les apôtres douteront encore. Jésus leur reprochera vigoureusement de ne pas avoir cru « à ceux qui l’avaient vu ressuscité. » (cf. Mc 15,14)


Avant d’être un objet de foi, la résurrection est donc un fait attesté dont les preuves abondent, Jésus l’a voulu ainsi. Il n'a pas affirmé qu'il fût ressuscité, mais Il en a donné les preuves en
se mettant dans l'esprit de tous ces malheureux qui doutaient ou qui refusaient même de croire. Rejoignons-les, grâce au reportage de saint Luc, pris sur le vif.


35 À leur tour, ils [les disciples d’Emmaüs] racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain.


36 Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit : « La paix soit avec vous ! »


37 Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.


38 Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ?


Saint Luc formule l'objection parce que les apôtres la lui ont racontée. Ils croyaient que c'était un esprit, qu'ils étaient victimes d'un trouble de leurs sens, de leur imagination. C’est
pourquoi Jésus insistera tant et plus.


39 Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai.


40 Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.


C'est ainsi que nous apprenons que le Christ a été fixé à la Croix, non pas avec des cordes, mais avec des clous. Objection des savants modernistes ? Le Christ n'a pas montré son Cœur, preuve que
le coup de lance est une invention de saint Jean. Voilà leur science. Jésus se fait toucher. Jésus a pris toutes les dispositions pour qu'il n'y ait pas d'objection. Pourtant cela agace les
modernes, ne les satisfait pas, mais comme ils ne peuvent pas faire de grandes démonstrations, ils préfèrent nier, de dépit. Ils n'ont rien à dire, Jésus a tout prévu. Il n'y a que lui, et non
les larrons, qui eut les pieds et les mains, transpercés de clous.


41 Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement.


C'est une note psychologique très fine. On n'en revient pas. Cette chose dépasse notre expérience persuadant notre esprit, mais pas notre cœur. On n'arrive pas à intégrer, à réaliser ce fait
réel. Les saints qui ont eu des révélations restent paralysés dans leur cœur. C'est trop beau pour être vrai, ce n'est pas possible. Mais après ces atermoiements du cœur, la conviction de
l'esprit finit par dominer.


Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »


42 Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé.


43 Il le prit et le mangea devant eux.


Que Jésus ait mangé, c'est tellement prodigieux ! Nous saurons ensuite par saint Pierre que les apôtres ont mangé et bu avec lui pendant les 40 jours jusqu'à l'Ascension. Peut-être a-t-il pris
tous ses repas avec eux ? Comment voulez-vous que, au bout de 40 jours, les apôtres n'aient pas été certains qu'il était ressuscité ? C'était tangible, évident. Puisqu'ils le disent, il nous faut
avoir seulement la confiance qu'on donne aux témoins directs d'un événement. Cela, c'est une foi naturelle inhérente à la partie scientifique de cet événement, comme de tout évènement d’ailleurs.
J'ai bien interrogé les témoins, je me suis bien documenté et j'ai écrit ensuite mon évangile pourra dire saint Luc. C’est pourquoi on doit le croire. Il n'y a pas de seuil naturel ou surnaturel.
Il n'y a pas besoin d'une grâce spéciale. Si nous sommes honnêtes, nous sommes convaincus que la Résurrection est un fait.


Jésus a bien fait son travail et les évangélistes aussi. Maintenant, nous savons que c'est vrai et si la joie nous fait douter, il faut savoir assimiler cette joie et être capable de mettre cette
certitude dans notre vie. Elle nous porte à la croyance. Si Jésus est ressuscité de fait, c'est la preuve qu'il est Fils de Dieu fait homme. Cela dépasse notre intelligence et c'est là qu'on
entre dans la foi. (…)


Pour y pénétrer progressivement, Jésus va développer ce que les théologiens appelleront plus tard l’argument prophétique. Ces évènements historiques de la Passion et de la résurrection étaient
annoncés par les Saintes Écritures… Grâce pour les apôtres de recevoir le premier cours d’exégèse :


44 Puis il déclara : « Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous : Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de
Moïse, les Prophètes et les Psaumes.


45 Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. »


Au matin de Pâques, les Apôtres sont donc convaincus par expérience directe et indubitable, que Jésus est là, vivant parmi eux. C'est toujours le même Jésus, mais ressuscité. Ils nous le disent
et nous devons les croire, l'admettre comme une vérité certaine. Quand le Saint-Suaire est analysé scientifiquement, c'est un surplus de preuve pour l'incrédulité de nos temps d'apostasie, preuve
voulue par Dieu pour nous sauver. Celui qui n'a pas encore la foi ne peut que conclure : Jésus est donc ressuscité le troisième jour. À la lumière de la grâce divine et d'un mouvement de son
cœur, il pourra ensuite comprendre à la lumière de la foi que Jésus est bien le Sauveur du monde, le Fils de Dieu fait homme, comme il l'a lui-même déclaré. S'il est ainsi ressuscité, c'est qu'il
n'est pas un trompeur. Dieu ne peut pas permettre qu'un si grand miracle soit le fait d'un être qui ment sur son identité. Donc, s’il a raison, il ne nous reste plus qu'à l'adorer et à être ses
témoins comme Il nous le demande.


46 Il conclut : « C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour,


47 et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.


48