De La démocratie (l'invention de Satan)

Publié le par seigneurjesusetcoeurimmacule

 

Nouvelle théorie du pouvoir politique, et bientôt de tout pouvoir humain, la démocratie moderne se déclare effectivement « le gouvernement du peuple par le peuple ». C'est le peuple souverain qui désigne, sous quelque mode que ce soit, ceux qu'il veut pour chefs, et c'est lui qui leur délègue des pouvoirs à cette fin, aux conditions et dans les limites qu'il lui plaît de décréter, de telle sorte toujours qu'il ne cesse de se gouverner lui-même absolument. La démocratie moderne a pour premier principe l'affirmation de la souveraineté du peuple, entière, universelle et inaliénable.

 

1. Une telle théorie et sa mise en pratique sont essentiellement antireligieuses et antinationales, elles impliquent la révolution intégrale et permanente, puisqu'elles font dépendre toute vérité, toute autorité, tout ordre public, toute liberté des personnes et jusqu'au secret des consciences, non plus de Dieu et de l'Église, non plus d'autorités politiques et sociales de droit naturel et de droit divin, mais de l'homme !  Ou plutôt, de la foule, de la masse des hommes, de leurs volontés arbitraires, comptées, et faute d'impossible unanimité, décrétées Volonté générale à la majorité contre les minorités. En attendant qu'un parti, - et son chef -, se présente comme l'incarnation infaillible de la volonté populaire.

 

2. Toutes les manières de concilier l'exercice réel de l'autorité politique avec la délégation démocratique du pouvoir aux gouvernants ont été essayées depuis 1789. Sous quelque régime que ce soit, la contradiction de l'autorité qui s'exerce de haut en bas, de l'un sur le multiple, et de la démocratie qui veut à toute force la déléguer de bas en haut, de la foule souveraine aux gouvernants ses mandataires, produit le choc de deux forces, conventionnellement dites de droite et de gauche, armées chacune de leur principe, pleines d'arrière-pensées, d'accusations, d'implications métaphysiques et religieuses.

 

« Tout protestant fut pape, une bible à la main » (Boileau) ; tout citoyen est roi, la Déclaration des droits de l'homme à la main. Ici comme là, il en résulte une agitation perpétuelle, faite d'oppositions d'idées, de conflits d'intérêts, d'ambitions de personnes, d'influences et de pressions étrangères corruptrices. Il faut vraiment un ferment satanique pour tenir longtemps tout un peuple, et aujourd'hui le monde entier, dans le culte de la démocratie, régime d'opinion. Car y a-t-il rien de plus absurde et de plus abject ? À n'en pas douter, ce qui fait la force de la démocratie, c'est l'amour déréglé que l'homme moderne se porte à lui-même, se voulant et s'imaginant son propre maître, son roi et son dieu, mais ne supportant pas, cependant, que les autres hommes y prétendent autant que lui.

 

Sources : http://www.democratie-royale.org/article-de-la-democratie-109229860.html

 

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Catholique & Français 19/09/2012 10:14


Merci ! Attention toutefois à ne pas confondre la "Démocratie" moderne ou "Maçonnique" avec les autres modes de "démocraties" qui ont été tentés dans l'Histoire (démocraties grecques, plusieurs
"démocraties" dans l'Europe médiévale etc... etc...), la plupart étant parfaitement compatibles avec la Doctrine Catholique. Cela dit, à mon avis, la monarchie (très Chrétienne) a d'énormes
avantages sur la démocratie, du moins en France, mais cela peut se discuter ...entre honnêtes gens. Ce qui rend la Démocratie moderne abominable, c'est que le votant, l'électeur
(d'ailleurs habilement manipulé et conditionné car, trop occupé par ses légitimes activités professionnelles ou humaines ou intellectuellement indigent, il est contraint de déléguer son
pouvoir au beau parleur qui le séduira le plus) est non seulement Roi mais aussi "Dieu" (exemple le plus criant de nos jours : la Loi du Nombre prime la Volonté de Dieu à propos de l'avortement
ou du Mariage). De plus, beaucoup de braves gens croient que l'exercice de la Démocratie réside principalement dans le mécanisme éléctoral, ce qui est totalement absurde : on votait plus en
France sous l'Ancien Régime que de nos jours ! Les premiers Capétiens étaient élus, jusqu'au début du 13°siècle : la différence CAPITALE était que l'élection était une SIMPLE DESIGNATION de celui
qui devait, ENSUITE, RECEVOIR SON POUVOIR DE DIEU ("Tout pouvoir vient de Dieu"). De nos jours, c'est l'inverse : c'est le corps électoral qui est DETENTEUR DU POUVOIR et qui est censé le
déléguer à celui qu'il a désigné. Notre-Seigneur a dit : "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu" : les francs-maçons et leurs complices "chrétiens" font trop mine
d'oublier que cela veut AUSSI dire qu'il y a des DOMAINES qui n'appartiennent QU'A DIEU ET NON A CESAR !